Accueil > Yonne > Dossiers > Solidarité avec les sans-papiers > Mercredi 2 novembre : après 81 jours de traque, Rachel et Jonathan Makombo (...)

L’action résolue du collectif contre l’expulsion de Mme Makombo et de ses enfants commence à porter ses fruits. Mais tout n’est pas résolu, loin de là. Continuons à nous mobiliser !

Le SNUipp, le SNES et la FSU de l’Yonne ont participé très activement à l’organisation de l’action à Sens pour empêcher l’expulsion de la famille Makombo. (historique de l’affaire)

Ailleurs, dans d’autres départements, dans d’autres villes, d’autres collectifs de soutien ont agi eux aussi pour que des élèves et leur famille sans papiers ne soient pas expulsés vers leur pays d’origine où leurs vies sont menacées. Ces mobilisations, dans toute la France, ont obligé le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, de concéder aux familles de sans papiers de rester sur le territoire français pour l’année scolaire en cours.

C’est cette mobilisation qui a permis à Jonathan et à Rachel de retrouver leur mère, Barbe MAKOMBO, et leurs deux sœurs, Grâce et Noémie, mercredi 2 novembre, après 81 jours de fuite et de traque.

Mercredi 2 novembre, une délégation du comité de soutien a été reçue par le Préfet de l’Yonne. Celui-ci n’a pas voulu lever l’assignation à résidence de la famille mais, après d’âpres négociations, a accepté de la modifier : étendue au département de l’Yonne et non plus réduite à la seule ville de Migennes (où elle était hébergée au centre de la Croix Rouge) l’assignation permet désormais à la famille MAKOMBO de résider à Sens où un logement lui est offert gratuitement par « des gens de bonne volonté ».
C’est un premier pas, mais il faut maintenant obtenir une levée de l’assignation à résidence et un titre de séjour pour que Mme Makombo puisse travailler (elle a des propositions d’emploi sur Sens mais pour être embauchée légalement ... il lui faut des papiers ...) et élever ses enfants dans la dignité.

Notre mobilisation doit donc continuer : pour la famille Makombo et pour les milliers de sans-papiers qui sont dans l’attente angoissante d’une reconduite à la frontière. Les pétitions, les manifestations, le concert de soutien des jeunes, la réunion publique, le travail de proximité, ..., tout cela aide les familles à tenir et à garder espoir. Plus de 11 000 personnes se sont rassemblées autour de la pétition « Vous nous prenez pour qui ? » afin de montrer leur refus de l’arbitraire et de l’intolérance. Nous vous invitons à la signer en ligne si vous ne l’avez pas encore fait : http://www.ras.eu.org/resf/

L’affaire MAKOMBO nous montre que nous avons raison de ne pas rester aveugles ou indifférents à une politique toujours plus porteuse d’exclusion et de rejet. Continuons à faire preuve de solidarité !