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Retard de l’école dans l’Yonne : nous, on n’oublie pas !

Compte rendu de l’audition de la FSU 89 devant le comité de pilotage de "l’Ecole que nous voulons dans l’Yonne"

paru le mardi 25 avril 2006

L’an dernier, paraissait le rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale soulignant les difficultés que rencontre l’Education dans l’Yonne.
Depuis cette parution, la FSU a multiplié les initiatives aux niveaux départemental, académique et national pour obtenir de l’institution un plan d’urgence pour notre département.
Mais au-delà de mesures immédiates qui s’imposeraient - et qui ne viennent toujours pas - il est également important d’identifier les causes profondes des problèmes que nous rencontrons dans l’Yonne.

Le collectif "L’école que nous voulons dans l’Yonne", dans lequel la FSU prend une part très active, a obtenu, de la part du Conseil Général de l’Yonne, le financement d’une étude dont le but est de cerner l’origine des difficultés.
Cette étude, réalisée par l’IREDU (laboratoire de recherche de Dijon), commence par l’audition de tous les acteurs de l’Education : institutions, syndicats, parents d’élèves, mouvements éducatifs, collectivités locales ...

Le 12 avril dernier, ce fut au tour de la FSU d’être auditionnée. Audition au cours de laquelle nous avons essayé de communiquer notre analyse la plus complète possible de la situation, tant sur les conditions dans lesquelles nous exerçons notre métier que sur la situation géographique, économique et culturelle de notre département.

Dans le second degré, nous avons insisté sur :
- Le taux d’encadrement (le E/D) du département qui est le plus mauvais de l’académie,
- Le peu de moyens et formations spécifiques pour enseigner dans les établissements et les sections difficiles,
- La nécessité de retrouver des classes à effectifs raisonnables et de multiplier les travaux en petits groupes,
- L’isolement ressenti par rapport au centre de l’académie, par exemple pour notre formation continue,
- La nécessité de dresser un bilan et d’évaluer les nouvelles pratiques qui se sont développées ces dernières années,
- La trop grande importance, à nos yeux, qu’a l’apprentissage dans notre département,
- L’attitude de chefs d’établissement plus enclins à vouloir empêcher une véritable transparence du fonctionnement de l’établissement qu’à faciliter le travail des équipes et les initiatives locales.

Si un certain nombre de ces points ne sont certainement pas spécifiques à notre département, ils prennent une importance particulière si l’on a l’ambition d’obtenir pour nos élèves des résultats comparables à ceux des autres départements. Rappelons qu’à l’entrée en 6ème, les évaluations montrent les résultats les moins bons de l’académie : nous partons donc avec un handicap qu’il nous faut combler.

Espérons que les conclusions de cette étude soient suffisamment claires et fortes pour obliger notre institution à enfin prendre les problèmes de l’Yonne à bras le corps ...

Olivier Provost